Yin et Yang en amour : comprendre l’équilibre du couple

comprendre le couple avec la vision du Yin et du Yang

Pourquoi certains couples s’aiment-ils profondément mais finissent-ils par ne plus se désirer ? Pourquoi certaines relations sont-elles passionnelles et intenses, mais incapables de trouver la stabilité nécessaire pour durer ? Et pourquoi pouvons-nous parfois nous sentir seuls alors même que nous partageons notre vie avec quelqu’un ?

La vision taoïste de l’amour entre un homme et une femme nous offre une grille de lecture particulièrement intéressante : celle du Yin et du Yang.

Un couple vivant n’est pas un couple dans lequel tout est parfaitement équilibré en permanence. C’est un couple dans lequel les forces de rapprochement et d’éloignement, de repos et de mouvement, de sécurité et de désir continuent à circuler.

Mais cet équilibre ne se joue pas uniquement entre deux personnes.

Il commence également à l’intérieur de chacune d’elles.

Le Yin nourrit.

Le Yang met en mouvement.

Et nous avons besoin des deux.

Sommaire

  • Le couple comme système vivant
  • Yin et Yang ne signifient pas femme et homme
  • Le Yin dans le couple : nourrir, accueillir et sécuriser
  • Le Yang dans le couple : désir, mouvement et transformation
  • Quand le couple devient trop Yin
  • Quand le couple devient trop Yang
  • Pourquoi le désir a aussi besoin de distance
  • Être deux pour pouvoir former un couple
  • La sexualité : une rencontre entre Yin et Yang
  • Les hormones, le corps et le désir
  • Le couple évolue avec l’âge
  • Les conflits intérieurs : quand notre propre déséquilibre entre dans le couple
  • Être en couple et pourtant se sentir seul
  • Quand nous projetons notre conflit sur l’autre
  • Réconcilier plutôt que supprimer
  • Retrouver la circulation entre Yin et Yang
  • Le couple et la cohérence du vivant
  • Commencer par retrouver sa propre cohérence

Le couple comme système vivant

Nous avons tendance à imaginer l’équilibre comme un état stable.

Dans la pensée taoïste, c’est presque l’inverse.

Un équilibre vivant est en mouvement permanent.

Il suffit d’observer la nature : le jour succède à la nuit, l’activité au repos, l’été à l’hiver, l’expansion à la concentration.

Le couple n’échappe pas à cette dynamique.

Il existe des moments où nous avons besoin de nous rapprocher, d’être rassurés, touchés, écoutés. Et d’autres où nous avons besoin de mouvement, de nouveauté, d’autonomie ou simplement d’espace.

Vouloir supprimer l’une de ces deux dimensions peut progressivement figer la relation.

La vision du Yin et du Yang permet précisément de comprendre cette alternance plutôt que de rechercher un équilibre immobile.

C’est l’un des principes que je développe plus largement dans ma page consacrée au Yin et au Yang : deux forces opposées en apparence peuvent en réalité devenir complémentaires lorsqu’elles continuent à circuler.

Yin et Yang ne signifient pas femme et homme

C’est probablement l’une des confusions les plus fréquentes lorsqu’on parle de Yin et de Yang.

La femme n’est pas le Yin et l’homme n’est pas le Yang.

Le Yin et le Yang décrivent avant tout des qualités et des dynamiques.

Le Yin peut être associé à l’intériorisation, la réceptivité, le repos, la conservation, la proximité, l’accueil.

Le Yang peut être associé au mouvement, à l’activité, à l’extériorisation, à l’impulsion, à la transformation.

Ces deux dimensions existent chez chacun d’entre nous.

Une femme peut exprimer énormément de Yang.

Un homme peut exprimer énormément de Yin.

Et une même personne peut passer d’une dynamique à l’autre au cours d’une journée, d’une période de sa vie ou même d’un échange avec son partenaire.

L’intérêt du Yin et du Yang n’est donc pas d’attribuer des rôles rigides aux sexes.

Il est d’observer comment ces différentes forces circulent à l’intérieur de chacun et entre deux personnes.

L’intérêt du Yin et du Yang n’est donc pas d’attribuer des rôles rigides aux sexes.
Il est d’observer comment ces différentes forces circulent à l’intérieur de chacun et entre deux personnes.

Et si vous observiez votre propre couple ?

Comprendre le Yin et le Yang est une première étape. Mais ces mouvements deviennent beaucoup plus intéressants lorsqu’on commence à les observer dans sa propre expérience.

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Le Yin dans le couple : nourrir, accueillir et sécuriser

Dans la relation, nous pouvons associer au Yin tout ce qui permet de créer un espace sécurisant.

La tendresse.

L’écoute.

Le toucher.

La douceur.

La confiance.

La disponibilité.

La capacité à accueillir l’autre tel qu’il est.

Le sentiment de pouvoir revenir vers quelqu’un lorsque le monde extérieur devient difficile.

C’est une dimension fondamentale du couple.

Sans cette sécurité, il devient difficile de construire une intimité profonde.

Le Yin donne des racines à la relation.

Il permet de se déposer.

Il nourrit.

Mais comme toujours dans la pensée taoïste, une qualité bénéfique peut devenir problématique lorsqu’elle n’est plus contrebalancée.

Le Yang dans le couple : désir, mouvement et transformation

Le Yang apporte une autre dimension.

C’est l’impulsion.

L’initiative.

Le mouvement.

Le désir.

La surprise.

La découverte.

L’envie d’aller vers l’autre.

Mais le Yang ne se limite évidemment pas à la sexualité.

Décider de partir ensemble, commencer un projet, surprendre son partenaire, sortir de la routine ou simplement continuer à évoluer individuellement introduisent également du mouvement dans la relation.

Le Yang empêche le couple de devenir complètement prévisible.

Il entretient une tension entre ce qui est déjà connu et ce qui reste encore à découvrir.

Le Yin donne au couple un endroit où revenir.
Le Yang lui donne une raison de repartir.

Quand le couple devient trop Yin

Deux personnes peuvent profondément s’aimer.

Elles se connaissent parfaitement.

Elles partagent leur quotidien, leurs repas, leur maison, leurs vacances, parfois leur travail.

Elles se rassurent.

Elles prennent soin l’une de l’autre.

Et pourtant, quelque chose peut progressivement s’éteindre.

Le désir diminue.

La surprise disparaît.

La relation devient extrêmement sécurisante mais de moins en moins stimulante.

Le couple peut alors glisser vers une forme d’amitié amoureuse.

Ce n’est pas nécessairement un manque d’amour.

Au contraire : il peut y avoir énormément d’amour.

Mais la relation est devenue essentiellement nourricière et sécurisante.

Beaucoup de Yin, pas suffisamment de Yang.

C’est l’un des paradoxes du couple : ce qui nous permet de construire la sécurité dont nous avons besoin peut parfois diminuer la tension qui participait au désir.

Quand le couple devient trop Yang

Le déséquilibre inverse existe également.

Certaines relations commencent avec une attraction extraordinaire.

Le désir est puissant.

La sexualité intense.

On se cherche, on se manque, on se retrouve.

Tout semble brûler.

Mais il peut manquer quelque chose.

La confiance.

La sécurité.

L’écoute.

La profondeur.

La capacité à construire ensemble.

Il y a énormément de feu, mais peu de matière pour l’entretenir.

La relation peut alors devenir instable, passionnelle, parfois conflictuelle.

Le Yang est puissant, mais le Yin ne le nourrit pas suffisamment.

Et un feu qui n’est pas nourri finit par s’éteindre.

Le Yin sans Yang peut progressivement devenir une amitié.
Le Yang sans Yin peut devenir une passion qui se consume.

Pourquoi le désir a aussi besoin de distance

Nous arrivons ici à un paradoxe particulièrement intéressant.

La tendresse recherche généralement la proximité.

Le désir, lui, a également besoin de stimulation.

Au commencement d’une relation, une grande partie de cette stimulation existe naturellement.

Nous ne connaissons pas encore complètement l’autre.

Nous attendons de le revoir.

Nous imaginons.

Nous découvrons.

Il existe une distance entre les deux personnes.

Puis le couple se construit.

Nous habitons ensemble.

Nous dormons ensemble.

Nous mangeons ensemble.

Nous connaissons progressivement les habitudes, les réactions et parfois même les phrases de l’autre avant qu’elles soient prononcées.

Cette proximité nourrit considérablement le Yin de la relation.

Mais si toute distance disparaît, une partie de la tension peut également disparaître.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faudrait volontairement créer de l’insécurité pour entretenir le désir.

Cela signifie simplement que l’intimité et la fusion ne sont pas exactement la même chose.

Le couple a besoin de proximité.

Mais il peut également avoir besoin d’espace pour que l’autre puisse continuer à être désiré comme un être différent de soi.

Ces mouvements ne concernent pas seulement le désir, la sexualité ou la proximité. Ils apparaissent également dans nos réactions émotionnelles.

Une attente très forte envers l’autre peut faire apparaître son opposé : peur du rejet, sentiment d’injustice, frustration, colère ou tristesse. Plus la distance devient importante entre ce que j’attends de la relation et ce que je refuse qu’elle devienne, plus la différence de potentiel peut augmenter.

C’est ce mécanisme que je développe dans Yin-Yang et émotions : comprendre la colère, la tristesse et nos conflits intérieurs⁠.

Le couple devient ainsi un terrain particulièrement intéressant pour observer nos propres polarités : attraction et répulsion, proximité et distance, désir et refus, sécurité et liberté.

Être deux pour pouvoir former un couple

Former un couple ne devrait pas signifier disparaître à l’intérieur du couple.

Chacun doit pouvoir continuer à exister.

Avoir ses centres d’intérêt.

Ses projets.

Ses relations.

Ses moments de solitude.

Ses découvertes.

Son évolution personnelle.

Car lorsque l’autre continue à évoluer, il continue également à pouvoir nous surprendre.

Il reste quelque chose à rencontrer.

La séparation temporaire n’est donc pas nécessairement l’opposé du lien.

Elle peut parfois le nourrir.

Le Yin rapproche.

Le Yang différencie et remet en mouvement.

Un couple vivant doit pouvoir faire les deux : se retrouver et se quitter momentanément sans se perdre.

La sexualité : une rencontre entre Yin et Yang

Il serait trop simpliste de résumer la sexualité en disant :

l’homme donne et la femme reçoit ; l’homme est Yang et la femme est Yin.

La sexualité humaine est beaucoup plus subtile.

Dans une relation sexuelle, chacun peut tour à tour accueillir et initier.

Recevoir et donner.

Attirer et aller vers.

Accélérer et ralentir.

Être actif puis réceptif.

La sexualité devient alors un formidable espace d’alternance entre Yin et Yang.

Le désir peut être associé à une montée du mouvement et de la tension, mais il a également besoin de disponibilité, de sécurité, de sensibilité et d’abandon.

Autrement dit, même le feu sexuel a besoin d’être nourri.

La sexualité n’est donc pas seulement une manifestation du Yang.

Elle est elle-même une danse entre Yin et Yang.

Cette danse du Yin et du Yang peut être explorée beaucoup plus loin dans la sexualité elle-même : alternance entre une sexualité plus intense et une sexualité plus lente et diffuse, rôle de l’érection et du relâchement, orgasme et éjaculation, désir féminin, lubrification ou encore rapprochements et différences avec le Tantra.

C’est ce que développe l’article Sexualité taoïste : Yin Yang, désir, orgasme, érection et Tantra, en faisant dialoguer les anciens « arts de la chambre » taoïstes, la physiologie moderne et cette lecture dynamique du Yin et du Yang.

Les hormones, le corps et le désir

Il serait également réducteur d’expliquer toute baisse de désir par la dynamique psychologique du couple.

Nous sommes aussi un corps.

Le désir peut être influencé par le stress, la fatigue, le sommeil, l’âge, certains médicaments, l’état psychologique, la santé générale et les hormones sexuelles.

Notre fonctionnement hormonal participe donc nécessairement à notre manière de vivre le désir, l’énergie, la disponibilité ou certaines périodes de retrait.

La physiologie hormonale peut elle-même être observée à travers une grille Yin-Yang, à condition de ne pas transformer cette lecture en équivalence médicale simpliste.

Le Yin et le Yang constituent ici une grille de compréhension des fonctions et des dynamiques, et non deux catégories endocrinologiques.

C’est particulièrement important lorsqu’une modification brutale ou durable de la libido apparaît : elle ne doit pas automatiquement être interprétée comme un problème de couple.

Le couple évolue avec l’âge

Nous ne sommes pas les mêmes à 25 ans, à 45 ans ou à 65 ans.

Notre corps change.

Nos hormones évoluent.

Notre rapport au désir change.

Notre besoin de sécurité également.

Une relation qui dure doit donc continuellement se réinventer.

Ce qui créait du désir au début du couple n’est pas nécessairement ce qui le nourrira vingt ans plus tard.

De même, la tendresse peut prendre avec les années une place beaucoup plus importante sans que cela signifie nécessairement que quelque chose ne fonctionne plus.

L’erreur serait de vouloir conserver artificiellement le couple dans l’état dans lequel il se trouvait au commencement.

Un organisme vivant évolue.

Un couple vivant aussi.

Vous souhaitez savoir si votre fonctionnement est plutôt Yin ou plutôt Yang ?
Vous pouvez faire mon test Yin-Yang pour mieux comprendre votre propre tendance et la manière dont ces deux dynamiques s’expriment chez vous.

Les conflits intérieurs : quand notre propre déséquilibre entre dans le couple

Nous avons jusqu’ici parlé de l’équilibre entre deux personnes.

Mais avant d’être en relation avec l’autre, nous sommes en relation avec nous-mêmes.

Et cette relation intérieure n’est pas toujours harmonieuse.

Nous pouvons désirer quelque chose et simultanément nous l’interdire.

Avoir besoin de proximité et avoir peur d’être envahis.

Rechercher la sécurité tout en ressentant un immense besoin de liberté.

Vouloir être aimés, mais avoir appris à ne pas montrer notre vulnérabilité.

Désirer l’autre et, dans le même temps, craindre de nous abandonner réellement à la relation.

Ces mouvements contradictoires peuvent créer de véritables conflits intérieurs.

Dans la lecture psychologique du Yin et du Yang que je développe dans mes enseignements, l’équilibre ne concerne donc pas seulement le corps ou la relation entre deux personnes.

Il concerne également notre monde intérieur.

Une partie de nous peut vouloir avancer tandis qu’une autre cherche à se protéger.

Une partie réclame du mouvement, une autre de la sécurité.

Une partie veut s’ouvrir, une autre se referme.

Le problème n’est pas que ces deux mouvements existent.

Ils sont naturels.

La difficulté apparaît lorsqu’ils ne parviennent plus à dialoguer.

Au lieu d’être complémentaires, ils deviennent adversaires.

Nous dépensons alors une énergie considérable à lutter contre nous-mêmes.

Être en couple et pourtant se sentir seul

Cette division intérieure peut créer une forme particulière de solitude.

Nous pouvons vivre avec quelqu’un, être aimés, partager une maison, un lit et une vie entière… et pourtant ressentir profondément la solitude.

Car la présence de l’autre ne suffit pas toujours à réparer une séparation qui existe à l’intérieur de soi.

Nous pouvons alors demander inconsciemment au partenaire de combler cet espace.

Davantage d’attention.

Davantage de preuves d’amour.

Davantage de présence.

Davantage de désir.

Ou, à l’inverse, nous pouvons nous éloigner et nous fermer pour éviter que l’autre ne vienne toucher une zone intérieure devenue inconfortable.

Le couple devient alors parfois le révélateur d’un conflit qu’il n’a pas créé.

Cette distinction est essentielle.

Le partenaire peut participer au problème relationnel, évidemment. Mais il peut aussi simplement mettre en lumière une tension qui existait déjà avant lui.

Quand nous projetons notre conflit sur l’autre

Ce que nous ne parvenons pas à réconcilier en nous-mêmes peut parfois être recherché, combattu ou reproché à l’autre.

Celui qui ne s’autorise jamais à ralentir peut être irrité par un partenaire plus contemplatif.

Celui qui éprouve des difficultés à prendre sa place peut être fasciné puis agacé par quelqu’un qui affirme facilement la sienne.

Celui qui recherche profondément la proximité peut simultanément reprocher à l’autre d’être trop présent.

Nous pensons alors que le problème se trouve exclusivement devant nous.

Mais parfois, l’autre vient simplement toucher quelque chose qui était déjà présent en nous.

Cela ne signifie évidemment pas que tous les problèmes de couple sont des projections.

Il existe de véritables incompatibilités, des comportements destructeurs et des situations dans lesquelles le conflit appartient réellement à la relation.

Mais apprendre à distinguer ce qui appartient à l’autre, ce qui appartient au couple et ce qui appartient à nous-mêmes change profondément notre manière d’entrer en relation.

C’est une dimension que je développe particulièrement dans mon enseignement Yin Yang – Psychologie : les bases.

Réconcilier plutôt que supprimer

La pensée Yin-Yang nous invite alors à changer de question.

Plutôt que :

« Quelle partie de moi dois-je faire disparaître ? »

nous pouvons nous demander :

« Comment ces deux mouvements peuvent-ils retrouver une relation ? »

La sécurité n’a pas nécessairement à supprimer la liberté.

La douceur n’a pas à supprimer la force.

La vulnérabilité n’est pas incompatible avec l’affirmation.

Le besoin de l’autre n’interdit pas l’autonomie.

Le Yin et le Yang ne sont pas deux ennemis dont l’un devrait gagner.

Ils n’existent que par leur relation.

C’est un principe fondamental de cette approche psychologique : l’équilibre ne consiste pas nécessairement à supprimer nos contradictions, mais à leur permettre de retrouver une cohérence.

Et peut-être qu’une partie de l’équilibre du couple commence ici :

ne plus demander systématiquement à l’autre de résoudre les conflits que nous portons à l’intérieur de nous.

Retrouver la circulation entre Yin et Yang

Il n’existe pas un équilibre idéal qui conviendrait à tous les couples.

Et surtout, l’objectif n’est pas d’obtenir 50 % de Yin et 50 % de Yang.

L’équilibre taoïste est dynamique.

Il peut simplement être intéressant de s’interroger :

Notre relation possède-t-elle encore du mouvement ?

Savons-nous encore nous surprendre ?

Existe-t-il suffisamment de sécurité pour pouvoir être vulnérable ?

Avons-nous encore des espaces individuels ?

La tendresse existe-t-elle en dehors de la sexualité ?

Le désir possède-t-il encore un espace pour apparaître ?

Sommes-nous capables d’être proches sans nécessairement fusionner ?

Sommes-nous capables de prendre de la distance sans interpréter immédiatement celle-ci comme un rejet ?

Et surtout :

ce que je reproche aujourd’hui à mon partenaire appartient-il réellement à notre relation, ou vient-il parfois toucher un conflit qui existe déjà en moi ?

Ces questions permettent de regarder son couple autrement.

Non pas en cherchant immédiatement un coupable, mais en observant ce qui ne circule plus.

Le couple et la cohérence du vivant

Cette manière de regarder le couple rejoint directement ce que j’appelle la cohérence du vivant.

Dans un organisme vivant, l’équilibre n’est jamais figé.

Le système nerveux accélère puis ralentit.

Nous mangeons puis nous cessons de manger.

Nous sommes actifs puis nous dormons.

Nous inspirons puis nous expirons.

La vie fonctionne par alternances.

Le couple également.

Il existe un temps pour se rapprocher et un temps pour retrouver son espace.

Un temps pour la douceur et un temps pour l’intensité.

Un temps pour construire et un temps pour partir découvrir.

Un temps pour parler et parfois un temps pour simplement être ensemble.

La difficulté apparaît souvent lorsque l’une de ces dynamiques devient permanente et que l’autre ne trouve plus sa place.

C’est pourquoi la cohérence du vivant ne consiste pas à rechercher un état parfait.

Elle consiste à retrouver la capacité de s’adapter, d’alterner et de circuler.

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Commencer par retrouver sa propre cohérence

Nous cherchons souvent à modifier l’autre lorsque quelque chose ne fonctionne plus dans notre couple.

Mais une relation est composée de deux êtres vivants.

Avant de chercher à rééquilibrer le couple, il peut donc être intéressant de regarder ce qui se passe en soi.

Suis-je épuisé ?

Ai-je perdu mon mouvement ?

Est-ce que je me sens suffisamment en sécurité ?

Ai-je encore des projets ?

Est-ce que je prends soin de mon corps ?

Est-ce que je respecte mes rythmes ?

Est-ce que je sais encore être seul ?

Quelles parties de moi sont actuellement en conflit ?

Et est-ce que j’attends de mon partenaire qu’il comble ce que je ne nourris plus moi-même ?

C’est également l’un des axes du programme Cohérence 21 : revenir à soi, à son corps, à ses rythmes et à une meilleure compréhension des dynamiques Yin et Yang.

Non pas pour apprendre à devenir un « meilleur partenaire », ni pour prétendre résoudre les difficultés d’un couple en 21 jours.

Mais parce que retrouver davantage de cohérence en soi peut nécessairement modifier la manière dont nous rencontrons l’autre.

Car il est difficile de construire un équilibre vivant à deux lorsque nous avons complètement perdu notre propre centre.

Qui est Sébastien Lievre ?

Sébastien Lievre est praticien en santé taoïste chinoise et naturopathie, avec plus de 20 ans d’expérience dans l’accompagnement du terrain biologique.

Depuis plus de deux décennies, il explore et transmet une lecture du corps basée sur l’équilibre, les rythmes et l’adaptation, à travers des consultations, des conférences et des formations.

Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages autour du fonctionnement du vivant, dont :

  • un travail sur les bases physiques du Yin Yang
  • une approche du Yin Yang appliquée à la psychologie
  • et une mise en pratique concrète à travers des modèles simples comme le bocal et les cacahuètes
  • Cancer une rupture de Cohérence

Il a développé le concept de cohérence du vivant, qui désigne la capacité du corps à maintenir un équilibre dynamique entre ses fonctions, ses rythmes et son environnement.