
À chaque changement de saison, notre environnement se transforme et notre organisme doit s’y adapter.
C’est particulièrement intéressant à observer au passage de l’été à l’automne.
Après un été très chaud, donc fortement Yang dans la lecture que je propose, nous avons naturellement recherché davantage de Yin pour compenser cette chaleur : beaucoup d’eau, des fruits riches en eau comme la pastèque ou le melon, des glaces, des sorbets, du sucre, des boissons froides et, pour certains, davantage d’alcool.
Le grand Yang extérieur a appelé une compensation Yin.
Puis l’environnement change.
Les températures diminuent, la lumière baisse et nous entrons progressivement dans une saison beaucoup plus froide. Le corps doit alors se réadapter à ce nouvel environnement.
C’est dans ce contexte qu’apparaissent fréquemment à l’automne nez qui coule, mucus, toux et autres manifestations respiratoires.
Aujourd’hui, avec la remontée de la circulation du Covid-19, ces symptômes sont naturellement associés au virus lorsqu’une infection est présente. Mais cela n’empêche pas de proposer, parallèlement, une lecture du terrain et de la saison.
Dans ma lecture Yin-Yang, les manifestations respiratoires de cette période peuvent aussi être observées comme un mouvement de rééquilibrage : ce qui a été accumulé pendant une période très Yin dans nos comportements alimentaires doit maintenant rencontrer les nouvelles contraintes de l’automne et du froid qui arrive.
Le poumon devient alors particulièrement intéressant à observer, non pas comme une explication alternative à l’infection virale, mais comme l’un des acteurs de notre relation permanente avec l’air, l’eau, la température et l’environnement.
C’est précisément là que la lecture des cinq éléments prend tout son sens.
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Les cinq éléments : revenir aux bases du vivant
Avant les produits,
avant les protocoles,
avant les accumulations…
il existe des bases fondamentales du vivant :
Respirer.
Boire.
Manger.
Recevoir la lumière.
Occuper un espace cohérent.
Dans la tradition bouddhiste Dzogchen, le vivant peut être décrit à travers cinq éléments : la terre, l’eau, le feu, l’air et l’espace.
Ces éléments permettent d’observer non seulement certaines fonctions du corps, mais surtout la relation permanente entre l’organisme et son environnement.
Le vivant n’est jamais immobile.
Il reçoit, transforme, compense, élimine et s’adapte.
La santé n’est donc pas seulement un état d’équilibre. Elle est aussi une capacité d’adaptation et de retour.
C’est cette dynamique que j’appelle la cohérence du vivant.
Réponse immédiate
Dans la tradition bouddhiste Dzogchen, le vivant peut être décrit à travers cinq éléments : la terre, l’eau, le feu, l’air et l’espace.
Ces éléments permettent une lecture très concrète de certaines fonctions du corps, mais également de notre relation directe avec l’environnement.
Cette approche ne doit pas être confondue, même si certains rapprochements sont possibles, avec les cinq mouvements de la tradition chinoise — Bois, Feu, Terre, Métal et Eau.
Les deux traditions utilisent des systèmes différents, mais partagent une idée fondamentale : le vivant ne peut pas être compris comme une simple addition de parties isolées. Il se comprend à travers des relations, des transformations et des équilibres dynamiques.
La lecture bouddhiste des cinq éléments présente ici un intérêt particulier : elle permet de revenir à des éléments extrêmement simples et directement observables dans notre quotidien.
Que se passe-t-il lorsque nous respirons mal ?
Lorsque notre rapport à l’eau se déséquilibre ?
Lorsque nous recevons trop ou trop peu de chaleur et de lumière ?
Lorsque notre alimentation ne correspond plus à notre environnement ?
Lorsque notre espace de vie devient incohérent avec nos besoins ?
Lorsque cette relation aux éléments se dégrade, la capacité d’adaptation du corps peut elle aussi se dégrader progressivement.
C’est cette rupture de relation entre l’organisme, ses fonctions et son environnement que j’appelle une perte de cohérence du vivant.
Cette lecture des cinq éléments est issue de la tradition Dzogchen dans laquelle je pratique et enseigne aujourd’hui sous le nom de Lama Thubten depuis 5 ans, ajoutons mes 30 années de pratique et étude du taoisme.
Les cinq éléments prennent vie dans le conte Yin-Yang

Terre, eau, feu, air et espace ne sont pas seulement des notions théoriques. Ils permettent d’observer comment notre environnement agit sur le vivant et comment les forces Yin et Yang se répondent.
J’ai intégré ces cinq éléments dans un conte interactif, accessible dans mes outils Yin-Yang.
À travers des situations très simples et illustrées, vous pouvez voir comment l’espace, l’air, l’eau, le feu et la terre modifient progressivement un équilibre.
Découvrir le conte et les outils Yin-Yang
Dans cette page
- comprendre les cinq éléments du vivant
- voir comment ils influencent directement le corps
- découvrir des actions simples pour retrouver plus de cohérence
Comprendre la cohérence du vivant
Comprendre ce qui se passe dans votre corps et comment le rééquilibrer concrètement (Cohérence 21)
Une base simple du fonctionnement humain
Le corps n’est jamais séparé du monde dans lequel il vit.
À chaque instant, il échange avec son environnement.
Il reçoit de la matière par l’alimentation.
Il reçoit et perd de l’eau.
Il produit et échange de la chaleur.
Il respire.
Il se déplace.
Il reçoit la lumière.
Il occupe un espace.
Et il doit continuellement s’adapter aux transformations de cet environnement.
C’est dans ce sens que les cinq éléments — Terre, Eau, Feu, Air et Espace — peuvent devenir une grille de lecture particulièrement intéressante du vivant.
Ils ne désignent pas cinq organes ni cinq mécanismes physiologiques au sens de la biologie moderne.
Ils permettent plutôt d’observer cinq grandes qualités indispensables à la vie :
- la Terre : la matière, la structure, la stabilité ;
- l’Eau : la fluidité, les échanges, la circulation ;
- le Feu : la chaleur, la transformation ;
- l’Air : le mouvement, la respiration ;
- l’Espace : ce qui permet à toutes les autres dimensions de se déployer.
Mais surtout, aucun de ces éléments ne fonctionne seul.
C’est leur relation qui devient intéressante.
Et c’est précisément à cet endroit que les cinq éléments rencontrent une autre grille de lecture fondamentale : le Yin et le Yang.
Les cinq éléments ne sont jamais immobiles
Une erreur fréquente consiste à vouloir classer les choses définitivement.
L’eau serait Yin.
Le feu serait Yang.
Le froid serait Yin.
La chaleur serait Yang.
C’est utile pour commencer, mais insuffisant pour comprendre réellement le vivant.
Car tout dépend de la situation, du mouvement et de ce qui se transforme.
Une eau qui gèle se solidifie.
Une eau chauffée peut devenir vapeur et se disperser.
Un aliment cru n’est plus exactement le même après une cuisson longue.
Une graine sèche se transforme lorsqu’elle germe.
Un organisme au repos n’exprime pas les mêmes dynamiques que lorsqu’il court, digère, lutte contre le froid ou cherche à se refroidir.
Le Yin et le Yang ne servent donc pas simplement à mettre des étiquettes sur les choses.
Ils permettent d’observer dans quelle direction une transformation est en train de se produire.
C’est cette observation du monde concret que je développe dans Yin Yang — Les bases du monde physique.
Avant d’appliquer le Yin et le Yang au corps ou à la psychologie, il faut apprendre à les voir autour de nous.
Voir les cinq éléments en action : le conte interactif Yin-Yang
C’est précisément pour rendre cette compréhension plus intuitive que j’ai intégré les cinq éléments dans mon conte interactif Yin-Yang.
Au lieu de simplement lire que l’eau, le feu, l’air, la terre ou l’espace possèdent certaines qualités, vous pouvez observer ce qui se produit lorsqu’un élément intervient et transforme progressivement une situation.
Le conte permet ainsi d’aborder le Yin et le Yang non comme deux catégories figées, mais comme des mouvements et des transformations.

Une première partie du conte peut être découverte gratuitement. L’application complète permet ensuite de poursuivre l’exploration et d’accéder aux autres outils Yin-Yang.
La Terre : matière, structure et stabilité
La Terre représente d’abord ce qui donne une forme.
Dans notre corps, cette idée peut nous faire réfléchir à la matière qui nous constitue : tissus, os, muscles, réserves, alimentation.
Mais il ne faut pas réduire la Terre à une partie du corps.
La question est plutôt :
de quelle matière le vivant dispose-t-il pour se construire et se maintenir ?
Nous pouvons manger beaucoup tout en apportant une alimentation très pauvre en diversité, très raffinée ou très éloignée de sa forme initiale.
À l’inverse, vouloir constamment alléger son alimentation, supprimer des familles alimentaires ou réduire excessivement les apports peut également diminuer la matière disponible.
Le vivant a besoin de structure.
Mais trop de structure peut devenir rigidité.
Pas assez de structure peut devenir fragilité.
Nous retrouvons déjà une dynamique Yin-Yang.
La question n’est donc pas de chercher systématiquement le plus ou le moins.
Elle est de retrouver une relation cohérente entre matière, transformation et besoins réels du corps.
Retrouver une relation plus cohérente avec la Terre
Cela peut commencer simplement :
- retrouver des aliments reconnaissables et peu transformés ;
- respecter davantage la faim réelle ;
- manger suffisamment sans tomber dans la surcharge permanente ;
- retrouver des rythmes alimentaires cohérents ;
- observer comment les aliments sont transformés avant même d’arriver dans notre assiette.
La Terre n’est donc pas simplement « l’alimentation ».
Elle nous parle plus largement de notre rapport à la matière.
L’Eau : la vie a besoin de circulation
Notre organisme est constitué en grande partie d’eau.
Mais boire de l’eau ne suffit évidemment pas à expliquer toute la fluidité du vivant.
Le sang circule.
La lymphe circule.
Les molécules passent d’un compartiment à un autre.
Les cellules échangent avec leur environnement.
Les tissus doivent conserver une certaine mobilité.
L’eau devient ainsi une excellente image pour comprendre une propriété fondamentale de la vie : la nécessité des échanges et du mouvement.
Là encore, davantage n’est pas nécessairement mieux.
Trop peu d’eau pose problème.
Mais accumuler des liquides n’est pas synonyme de bonne circulation.
La quantité et le mouvement sont deux choses différentes.
Observer l’Eau autrement
On peut commencer par regarder :
- la soif ;
- la qualité et la quantité des boissons ;
- le mouvement quotidien ;
- la transpiration ;
- la circulation ;
- la rétention ;
- la manière dont notre alimentation influence notre besoin de boire.
L’Eau nous rappelle une chose simple :
la vie n’est pas seulement constituée de matière. Cette matière doit pouvoir échanger.
Le Feu : transformer plutôt qu’accumuler
Le Feu représente la transformation.
Un feu transforme littéralement la matière.
Dans notre quotidien, la cuisson en est l’un des exemples les plus évidents.
Une carotte crue, une carotte cuite à la vapeur, une carotte rôtie au four ou longuement mijotée ne présente plus exactement les mêmes caractéristiques.
Nous avons modifié la matière par la chaleur, le temps et parfois par la perte d’eau.
C’est ici que le Yin et le Yang deviennent extrêmement concrets.
La chaleur, le séchage, la concentration, la durée de cuisson ou le grillage transforment les caractéristiques d’un aliment.
Mais le Feu nous renvoie également à notre propre capacité de transformation.
Manger ne suffit pas.
Encore faut-il digérer, absorber, utiliser, transformer puis éliminer.
C’est pourquoi je préfère parler de capacité de transformation plutôt que d’associer symboliquement le Feu à un seul organe.
Retrouver un Feu cohérent
Cela peut signifier :
- adapter les cuissons à la saison et à son terrain ;
- retrouver la lumière naturelle ;
- respecter l’alternance entre activité et récupération ;
- bouger suffisamment ;
- éviter de demander continuellement au corps de transformer davantage qu’il ne peut gérer.
Le problème n’est pas le Feu.
Le problème apparaît lorsqu’il devient insuffisant, excessif ou qu’il n’alterne plus correctement avec les autres forces.
Cette manière d’observer les aliments, leur nature et leurs transformations peut également être explorée à travers les outils Yin-Yang.
L’Air : respirer, mais surtout permettre le mouvement
Nous pouvons rester plusieurs semaines sans manger.
Quelques jours sans boire.
Mais seulement quelques minutes sans respirer.
L’Air nous rappelle notre dépendance immédiate au monde extérieur.
À chaque respiration, quelque chose entre et quelque chose sort.
Nous ne sommes donc jamais réellement séparés de notre environnement.
Mais l’Air représente également le mouvement.
Le diaphragme bouge.
La cage thoracique s’ouvre et se referme.
Nous marchons.
Nous changeons de position.
Notre environnement lui-même est en mouvement.
Une vie extrêmement sédentaire et enfermée dans des espaces clos modifie cette relation.
Retrouver davantage de mouvement
Il ne s’agit pas nécessairement de faire toujours plus de sport.
Il peut simplement s’agir de :
- marcher ;
- sortir ;
- respirer à l’extérieur ;
- changer régulièrement de position ;
- retrouver le contact avec des environnements naturels ;
- laisser alterner activité et repos.
Le mouvement permanent épuise.
L’immobilité permanente rigidifie.
Une fois encore, la cohérence apparaît dans l’alternance.
Covid-19 : quand le Yin prend le dessus
Le Covid-19 offre un exemple intéressant pour observer cette relation entre l’Air, le poumon, l’environnement et l’immunité.
Sur le plan biologique, le SARS-CoV-2 est un virus respiratoire : il pénètre notamment par les voies respiratoires et rencontre les différents niveaux de défense de notre système immunitaire.
Dans la lecture Yin-Yang que je propose, on peut y ajouter une lecture du terrain.
Après un été très Yang, marqué par une forte chaleur, nous avons naturellement tendance à rechercher une compensation Yin : davantage d’eau, de fruits, de boissons froides, de glaces, de sorbets, de sucre ou d’alcool.
Lorsque l’automne arrive, l’environnement change. Le froid, lui-même Yin, augmente alors que le Yang extérieur diminue.
Si le terrain est déjà fortement Yin et que la capacité Yang de réaction devient insuffisante, le centre pulmonaire peut momentanément perdre sa capacité à contenir, transformer et éliminer correctement. Le Yin gagne du terrain et les conditions deviennent, dans cette grille de lecture, plus favorables à l’expression des infections virales.
Nez qui coule, mucus, toux et encombrement peuvent alors être observés comme des manifestations de cette confrontation et du mouvement de rééquilibrage qui accompagne le changement de saison.
Cela ne signifie évidemment pas que le Yin « crée » le Covid-19 : l’infection est provoquée par le SARS-CoV-2. Il s’agit ici d’une lecture complémentaire du terrain et de la manière dont l’organisme réagit à sa rencontre avec le virus.
C’est précisément l’intérêt des cinq éléments : ne pas regarder uniquement l’agent extérieur, mais également le terrain qui le reçoit et sa capacité d’adaptation.
L’Espace : l’élément que nous oublions
L’Espace est probablement le plus difficile à saisir parce qu’on ne peut pas véritablement le tenir entre ses mains.
Pourtant, sans espace, rien ne peut bouger.
Nos articulations ont besoin d’espace pour permettre le mouvement.
Nos poumons ont besoin de pouvoir se déployer.
Les objets d’une pièce n’existent pas indépendamment de l’espace qui les sépare.
Et notre vie psychique elle-même a besoin d’espace.
Lorsque chaque minute est occupée, chaque silence rempli, chaque attente remplacée par un écran et chaque pensée immédiatement suivie d’une nouvelle stimulation, il reste très peu de place.
Or le vivant ne se construit pas uniquement dans l’action.
Il se réorganise également dans les intervalles.
Le sommeil.
Le silence.
L’attente.
Le repos.
Le vide.
Recréer de l’espace
Cela peut passer par des choses extrêmement simples :
- laisser certains moments sans écran ;
- marcher sans écouter systématiquement quelque chose ;
- réduire certaines stimulations ;
- retrouver le silence ;
- ne pas chercher à remplir chaque instant ;
- laisser au corps des périodes où rien de particulier ne lui est demandé.
L’Espace nous conduit alors naturellement du monde physique vers le monde intérieur.
Du monde physique à la psychologie
C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants du Yin et du Yang.
Les principes que nous observons dans la matière peuvent aussi nous aider à observer certains fonctionnements psychologiques.
Expansion et concentration.
Ouverture et fermeture.
Action et retrait.
Expression et intériorisation.
Mouvement et immobilité.
Cela ne signifie pas qu’une émotion serait simplement « Yin » ou « Yang ».
La réalité humaine est beaucoup plus subtile.
Une personne peut beaucoup parler tout en étant intérieurement enfermée.
Une autre peut rechercher constamment l’action pour éviter de rencontrer ce qui apparaît lorsqu’elle s’arrête.
Une attitude extérieure ne suffit donc jamais à comprendre un mouvement intérieur.
C’est cette autre dimension que je développe dans Yin Yang — Les bases de la psychologie.
Les deux approches sont complémentaires :
le monde physique permet d’apprendre à voir ; la psychologie permet progressivement d’apprendre à se voir.
Vous pouvez également retrouver l’ensemble de mes ouvrages dans la bibliothèque.
Comprendre intellectuellement ne suffit pas
On peut lire pendant des années sur le Yin et le Yang et continuer à raisonner uniquement en catégories.
Yin = ceci.
Yang = cela.
Or ce n’est pas ainsi que j’utilise cet enseignement.
L’objectif est d’apprendre à observer.
Que se passe-t-il si j’ajoute de la chaleur ?
Si je retire de l’eau ?
Si je concentre ?
Si je laisse davantage d’espace ?
Si quelque chose s’accélère ?
Si quelque chose se fige ?
À partir de là, Yin et Yang cessent d’être deux mots abstraits.
Ils deviennent une manière d’observer les transformations.
C’est exactement la logique du conte interactif des cinq éléments présenté plus haut : apprendre en observant ce qui se passe plutôt qu’en mémorisant une liste.
Apprendre le Yin et le Yang
Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin que cette première découverte, j’ai organisé cet apprentissage sous plusieurs formes.
Les livres permettent d’avancer à son rythme et de revenir sur les notions fondamentales.
Pour une approche plus directe, je propose également un cours court Yin-Yang accessible en ligne.
Il permet notamment d’aborder les bases du Yin et du Yang appliquées au monde physique et à la psychologie.
Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir davantage cette grille de lecture et apprendre progressivement à l’utiliser, je propose également un enseignement taoïste en ligne.
L’objectif reste toujours le même :
ne pas apprendre une liste de règles, mais développer progressivement la capacité à observer les mouvements du vivant.
Une perte de cohérence progressive
Nous pouvons maintenant revenir au corps.
Que se passe-t-il lorsque nos relations avec la matière, l’eau, la chaleur, le mouvement et l’espace deviennent progressivement incohérentes ?
Le corps s’adapte.
C’est même l’une de ses capacités fondamentales.
Une mauvaise nuit ne détruit pas notre santé.
Un repas excessif non plus.
Une période de stress, quelques jours d’inactivité ou un changement brutal de température peuvent généralement être compensés.
Le problème apparaît lorsque l’adaptation devient permanente et que le retour devient de plus en plus difficile.
Le sommeil peut se désorganiser.
La récupération devenir moins bonne.
Les rythmes alimentaires changer.
Le mouvement diminuer.
Le système nerveux rester constamment sollicité.
Le corps continue de fonctionner, mais il peut disposer de moins en moins de marge pour répondre à une nouvelle contrainte.
C’est cette capacité à maintenir des relations cohérentes entre les différentes fonctions, les rythmes et l’environnement que j’appelle la cohérence du vivant.
La santé n’est donc pas un équilibre parfaitement immobile.
Elle est aussi une capacité d’adaptation et de retour.
Les cinq éléments comme grille d’observation
Les cinq éléments deviennent alors beaucoup plus intéressants.
Ils ne nous disent pas :
« prenez ceci pour l’Eau »,
« mangez cela pour la Terre »,
ou
« stimulez le Feu ».
Ils nous obligent à regarder plus largement.
Terre : est-ce que mon corps dispose de la matière dont il a besoin ?
Eau : est-ce que les échanges et la circulation restent suffisamment fluides ?
Feu : comment mon organisme transforme-t-il ce qu’il reçoit ?
Air : existe-t-il suffisamment de respiration et de mouvement ?
Espace : existe-t-il encore des périodes permettant le repos, le recul et la réorganisation ?
Et surtout :
comment ces cinq dimensions interagissent-elles ?
C’est cette dernière question qui compte probablement le plus.
La nature nous montre constamment ces transformations
Il suffit parfois de sortir pour retrouver ces principes.
Une forêt n’est jamais immobile.
Elle reçoit la lumière.
L’eau monte et descend.
Les températures changent.
Les végétaux poussent puis se retirent.
Les matières mortes deviennent progressivement le support d’une nouvelle vie.
Les saisons alternent.
Il existe des périodes d’expansion et des périodes de concentration.
Des moments de croissance et des moments de repos.
C’est aussi pour cela que le contact avec la nature peut avoir autant de sens.
Il ne s’agit pas seulement de « prendre l’air ».
Nous nous replaçons dans un environnement où les rythmes, les alternances et les transformations du vivant restent immédiatement perceptibles.
La nature nous rappelle quelque chose que notre mode de vie moderne nous fait facilement oublier :
la vie n’est jamais une ligne droite.
Les cinq éléments et les harmoniques du vivant
Les cinq éléments peuvent également être abordés à travers la notion d’harmoniques.
Dans la nature, les phénomènes ne fonctionnent pas isolément.
Une modification peut se répercuter sur l’ensemble d’un système, comme une vibration fondamentale peut faire apparaître différentes harmoniques.
Lumière, température, humidité, mouvements de l’air, sons, rythmes et espace constituent un environnement auquel notre organisme répond en permanence.
C’est une autre manière de comprendre pourquoi la nature, sous toutes ses formes, peut modifier profondément notre perception, nos rythmes et notre état général.
Dans cette vidéo, je développe cette relation entre les cinq éléments, les harmoniques et notre rapport à la nature.
[CONSERVER ICI LA VIDÉO YOUTUBE ACTUELLEMENT INTÉGRÉE À LA PAGE]
Que faire dès aujourd’hui ?
Il n’est pas nécessaire de transformer toute sa vie.
Commencez par observer.
Comment respirez-vous ?
Quand voyez-vous réellement la lumière naturelle ?
Avez-vous faim lorsque vous mangez ?
Bougez-vous suffisamment ?
Passez-vous régulièrement du temps dehors ?
Votre alimentation est-elle principalement constituée de nourriture réelle ?
Existe-t-il encore du silence dans votre journée ?
Dormez-vous dans un environnement réellement sombre ?
Votre vie alterne-t-elle encore entre action et récupération ?
Ces questions peuvent paraître extrêmement simples.
Elles touchent pourtant aux conditions fondamentales dans lesquelles notre organisme tente chaque jour de conserver sa cohérence.
De la compréhension à l’expérience
Comprendre est une première étape.
Mais beaucoup de personnes savent déjà qu’elles devraient mieux dormir, davantage bouger, sortir, mieux manger ou ralentir.
Le problème n’est donc pas toujours le manque d’information.
Il est souvent dans la difficulté à réorganiser concrètement son quotidien.
C’est précisément le passage que je travaille dans Cohérence 21 : pendant 21 jours, l’objectif est de remettre progressivement en place des conditions plus cohérentes autour de l’alimentation, des rythmes, du repos digestif et de la capacité d’adaptation.
Il ne s’agit pas de rechercher une vie parfaitement contrôlée.
Au contraire.
Un organisme cohérent n’est pas un organisme que l’on protège de toutes les variations.
C’est un organisme qui conserve suffisamment de souplesse pour traverser ces variations puis revenir.
Consultation et accompagnement
Il existe enfin des situations où les conseils généraux ne suffisent plus.
Lorsque fatigue, sommeil, digestion, compulsions ou autres déséquilibres se sont installés depuis longtemps, il peut être utile de regarder l’histoire du terrain dans son ensemble.
Depuis plus de 20 ans, j’accompagne des personnes en santé taoïste chinoise et naturopathie.
L’objectif n’est pas d’appliquer automatiquement un protocole à un symptôme.
Il est d’essayer de comprendre pourquoi le corps s’est progressivement organisé de cette manière, quelles adaptations ont pu s’installer et sur quels leviers il est aujourd’hui pertinent d’agir.
C’est finalement la même question que celle posée par les cinq éléments :
dans quelles conditions ce vivant fonctionne-t-il, et qu’est-ce qui lui permet de conserver ou de retrouver sa capacité d’adaptation ?
Qui je suis
Sébastien LIEVRE est praticien en santé taoïste chinoise et naturopathie, avec plus de 20 ans d’expérience dans l’accompagnement du terrain biologique.
Il a accompagné des milliers de personnes, animé des conférences et développé une approche intégrée basée sur la cohérence du vivant.
Il pratique également depuis cinq ans dans la tradition bouddhiste Dzogchen, au sein de laquelle il a été nommé Lama Thubten et transmet aujourd’hui des enseignements.
Son travail relie :
- les traditions taoïstes et le bouddhisme Dzogchen
- la compréhension biologique moderne
- l’expérience de terrain.
Il est également l’auteur du livre :